Conférence Michel Faucon et films

Conférence de Michel Faucon Jeudi 22 Novembre 20h30 IUT de Vannes amphi B (à ne manquer sous aucun prétexte !)

Grandiose. C’est le mot qui revient le plus souvent dans la bouche de Michel Faucon lorsqu’on lui demande de parler des expériences qu’il a vécues. Tout commence dans les années soixante. Michel a 20 ans. Fermement convaincu de l’importance de l’éducation populaire, il débute comme formateur pour l’Union Française des Centres de Vacances (UFCV).

Forum social de Belem-2009

Mais son ambition est ailleurs, à l’étranger. Et c’est par l’éducation populaire qu’il réalisera un rêve qui marquera à jamais sa vie. En juillet 1974, en relation avec l’Association Echange et Développement (AED), lui et sa femme s’envolent pour le Brésil. En cinq ans, il devient directeur du centre de formation de l’état d’Esperito santo et en ouvre de nouveaux dans ce petit Etat au nord de Rio. « L’objectif était de former des gens pour les rendre capables de prendre des responsabilités. » Les centres sont une réussite. Tant et si bien que des jeunes finissent par en exporter le modèle chez eux, dans l’Etat voisin de Bahia.

Forum social Dakar-2011

A partir de 1980 et pendant quatre ans, il travaille au développement d’une association fédérant des « écoles familiales », des structures proches des maisons familiales rurales.

Après dix années passées au Brésil, le couple décide de revenir à Paris. De retour en France, Michel est embauché par Peuples Solidaires comme animateur national. « J’ai beaucoup aimé, se souvient-il, car l’association était dans l’esprit de l’éducation populaire. » C’est là qu’il croise la route du Centre de recherche et d’information pour le développement (CRID), une organisation qu’il ne quittera pratiquement plus.

Forum Social de Dakar-2011

En 1991, il assure la coordination des ONG de développement pour la préparation de la Conférence des Nations Unies sur l’environnement et le développement (Rio de Janeiro – toujours le Brésil-, en 1992). Et c’est tout naturellement à lui que l’on propose, dans la foulée, le poste de représentant des ONG françaises auprès des Nations Unies où il restera jusqu’en 1996 participant tous les ans à l’organisation des Conférences des Nations Unies sur l’environnement et le développement. L’année suivante, il endosse la casquette de délégué général du CRID qu’il ne quittera plus, jusqu’à sa retraite.

Aujourd’hui, Michel Faucon est en retraite et il est plus que jamais actif. Pour le CRID, il continue de sillonner les routes de France à la rencontre des collectifs régionaux d’organisations de solidarité internationale. Et, clin d’œil à l’histoire, Peuples Solidaires lui a même confié en 2006 l’accompagnement d’une mission au Brésil, là où tout a commencé. Quand on lui demande comment il voit son parcours, il répond simplement « Ça n’avait d’intérêt que parce que j’ai pu travailler avec d’autres gens».

Toutes les personnes que j’ai rencontré et qui ont eu l’occasion de le côtoyer sont unanimes pour dire que c’est une « pointure ». Je pense que l’on a beaucoup à apprendre les uns et les autres de son expérience.

Si vous ne les avez pas encore vu n’hésitez pas à profiter des films:

  • « Solutions locales pour un désordre global » de Coline Serreau ce soir lundi 19 à 20h au théâtre Anne de Bretagne animé par le CCFD Ménimur.
  • « Terra Ferma » demain mardi à la Garenne. Le film sera suivi d’un débat avec Mickael Garreau délégué régionale de la CIMADE.